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Notre voyage au Maroc de Tangier à Ouazazarte

Temperature à Marrakech, Maroc
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Je suis allé au Maroc avec mon ami Dave Bodaly d'Edmonton durant l'été 1985. Nous sommes partis en traversier de Algéciras, en Espagne jusqu'à Ceuta (un petit territoire dans le Nord de l'Afrique, le long de la Méditerranée, et qui appartient toujours à l'Espagne ).

      Nous sommes restés à Ceuta pour un jour et par la suite nous sommes partis en autobus vers Tanger en compagnie de deux autres filles, d'Edmonton, Grace et Marcia. Un des spectacles les plus choquant, une fois arrivé en Afrique est de voir pour la première fois les femmes voilées, apercues un peu partout. Couvertes de la tête aux pieds de noir, à l'exception des yeux, vous savez sans aucun doute que vous êtes arrivés dans un continent différent et une culture totalement étrangère à celle de l'Occident.

    À la frontière, nous avons eu des petits problemes. Que dire, après tout c'est le Maroc?

      Dans mon délire et ma joie d'être dans un nouveau pays, j'ai commencé à soulever mon appareil photographique pour prendre des photos, quelque chose que vous n'êtes pas autorisé à faire à la frontière de quelconque pays, c'est un geste indélicat dans n'importe quel états. J'ai été un peu naïf et ignorant de ce fait. Les gardiens m'ont sauté dessus et m'ont confisqué l'appareil . J'ai commencé à le tirer afin de l'enlever des policiers tandis que les filles éssayaient, aussi de le récupérer. J'ai essayé de convaincre les gendarmes que je n'avais pas pris aucune photos, ce qui était vrai. Ce dernier a quand même tenté d'ouvrir l'appareil de force afin de s'approprier de mon précieux film, le monsieur maladroit, ne savait pas comment faire mais je ne voulais pas le lui montrer non plus. Il a finalement avoué défaite et me l'a remis. Juste comme ça, sans poser de questions, sans aucun doute une reponse à mes prieres . J'ai rendu grâce à Dieu pour ce petit miracle. Si mon film aurait été exposé à la lumière, ne soit que pour un instant , j'aurais perdu toutes mes photos et mes precieux souvenirs que j'avais pris en Angleterre, en Espagne et à Gibraltar.

     Ensuite, ils se sont débarassés de notre amie Grace . Elle vivait au Canada, mais elle voyageait avec un passeport néerlandais car elle etait née au Pays-Bas. A cette époque, Il y avait des problèmes politiques entre les deux pays. Elle ne savait pas qu'elle avait besoin d'avoir un visa pour entrer au Maroc. Par conséquant, ils ne lui permirent pas d'entrer dans le pays. Nous ne savions pas quoi faire et on a dû dire au revoir à nos amis, car naturellement Marcia decida de la suivre.

     Le premier endroit où nous sommes allés en autobus fut à Tanger, puis nous sommes allés à Tétouan, et enfin vers Chaouen, Fès, Rabat, Casablanca, Marrakech et finalement nous sommes allés à Ouazazarte dans le désert du Sahara.

    À Tétouan ou Chaouen, j'ai commencé à être harcèlé, principalement, par des adolescents qui voulaient me proposer leurs services pour tout et pour rien. L'un d'eux, par exemple voulait sept dirhams, soit l'équivalent d'un repas complet, pour avoir mis mon sac à dos dans le compartiment à bagages de l'autobus. Le problème est que je n'avait jamais demandé son aide, et j'ai refusé de le payer. Il est venu à l'intérieur du bus et a commencé à hurler et à m'appeler toute sorte de noms, y compris Juif. Après une demi-heure, j'ai compris qu'il ne serait pas sage de perdre ma vie pour quelques dirhams, s'il tirait un couteau, il pourrait me tuer, je l' ai payé afin de me débarrasser de lui. Les gens dans le bus étaient tout à fait dégoûté par son attitude.

     Dans l'une de ces villes, j'ai trouvé une petite chambre dans un souk . Elle était coloré bleu pale, bon marché et typiquement marocaine. Une chose que je trouve fascinante, pendant mes promenades, était de voir les vendeurs d'eau qui portaient leur précieux liquide dans des sacs de peau de chèvre. Ces hommes étaient partout mais je ne me suis jamais senti a l'aise de boire de l'eau de ces sacs. Aussi, J'ai bien aimé goûter les fruits des cactus appelés figuiers de Barbarie ou le nom scientifique qui est "ficus indica". Ils étaient délicieux, la plupart du temps, ils étaient épluchés, mais si tu avais le maleur de toucher ceux qui ne l'étaient pas, les fines aiguilles, presque invisibles à l'oeil nu, pénètreraient facilement dans ta peau et étaient franchement presque impossible à enlever. J'ai aussi beaucoup apprécié le couscous et le ragout de chèvre, qui était absolument incroyable. En 1985, vous pourriez acheter un repas complet pour l'équivalent d'un dollar canadien.

      Plus tard, j'ai rencontré le gars du bus qui m'avait harcèlé et qui m'avait traité de juif. De nouveau, il m'a offert ses services comme si de rien ne s'était passé, comme on dit QUEL CRAN. Ce n'était pas une rencontre occasionnelle, je crois qu'il m'avait suivi. Tout au long de mon temps passé au Maroc une foule de gosses éssayaient toujours de s'accaparer de votre argent. Parfois, vous avez une foule d'individu, presque seulement des garcons, qui vous suivaient partout.

     À Fès, nous avons assisté à un enterrement. C'était un peu bizarre, ils portaient le mort dans un cercueil et on pouvait voir le cadavre. Un peu come les funérailles et les cortèges que l'on voit en Palestine.

       Nous sommes arrivés à Marrakech et on a vu la tour de la Koutubia, fait de briques de boue séchée. Nous avons essayé de trouver un hôtel. J'avais appris que plus on se promène avec son sac à dos ou une valise plus ils vous harcèlent. Nous avons réservé un hôtel sur la place du marché principal de la célèbre Place de Ja Djema el Fna. Il s'appellait l'Hotel Restaurant de France si je me souviens bien. La première chose que nous avons trouvé dans nos lits étaient des cafards. Nous avons passé un bon moment à enlever les créatures abominables loin de notre lit.

     Le lendemain, nous sommes allés faire du lèche vitrine dans la Place de Ja Djema El Fna, mais je n'étais pas vraiment intéressé à acheter quoique ce soit. Je voulais juste voir et observer les produits exotiques. L'homme d'affaire était si persistant, il m'a tordu le bras pratiquement, donc j'ai fait l'erreur d'aller dans le magasin. J'ai accepté d'éssayer des sandales sans avoir aucun désir de les acheter. Il ne voulait pas me laisser tranquille, il voulait absolument que je les achète, pour qu'il me laisse en paix, je lui ai proposé un prix ridiculement bas. Ce fut une grave erreur de ma part ; le gars m'a poussé pieds nus dans la chaussée bouillante. Je n'ai pas été impressionné par ce tel acte barbare, j'avais presque le gout de lui briser le visage mais comme mon hôtel se trouvait juste en face de son magasin. je n'ai pas osé. C'était aussi contre mes moeurs chrétiens. Même beaucoup plus tard Je ne pouvais pas croire ce qu'il avait fait.

     D'une certaine façon j'avais continuellement peur d'acheter quoique ce soit dans le pays. Tu n'étais pas sûr si les bijoux étaient réels ou une imitation bon marché. Ils y avaient de beau tapis, mais certains étaient juste des imitations et bien sûr qu'ils voulaient le plein prix pour eux. Quels voleurs.

    Un de mes rêves était d'aller au Sahara ou au moins avoir un petit avant-goût de cette légende naturelle. J'ai choisis la ville semi-aride du Ouazazarte, qui se situe dans la périphérie du grand désert, du côté ouest du Sahara.

     Pour y arriver, nous avons eu à traverser les grandes montagnes du Haut Atlas la deuxième chaîne de montagne la plus haute d'Afrique; nous avons utilisé la route P31. Nous sommes passés par le Tizi-n-Tichka, un des col, les plus élevé du pays. Nous sommes allés près de vallées très profondes avec des maisons accrochées sur les falaises. Il y avait aussi beaucoup de virages fous en épingle .

À un certain point, nous avons passé à quarante kilomètres jusqu'au plus haut sommet d'Afrique du Nord, le sommet Jbel Toubkal (13, 676 pieds). Il est normalement recouvert de neige, mais c'était l'été. Pas loin il y avait la station de ski d'Oukaimeden, qui a débuté en 1952.

Ce fut un voyage intéressant .

Étant  dans un pays musulman, le chauffeur de bus s'arrêtait souvent pour prier à l'extérieur, se prosternant sur son petit tapis. Après les arrêts, les passagers retournaient à leur siège et souvent, leur siège était occupé par autrui. Ce qui donna lieu, à maintes reprises, à des engueulades sevères. J'ai vraiment trouvé ces gens très agrèssifs.

Sur notre chemin nous nous sommes arrêtés sur la route pour acheter des fossiles et des minéraux. J'ai pris le temps d'acheter quelques roches et des fossiles de vers et d'une petite créature préhistorique avec les yeux encore visibles, tout cela à tres bon marché.

Une chose que j'ai trouvé étonnante, c'est de voir des bouchers vendre de la viande, des carcasses , comme la chèvre, suspendus dans la chaleur de la journée. Quand j'ai vu les Marocains, du coin mangé, je n'ai pas trop eu peur de tomber malade, alors j'ai osé éssayer la viande grillée et je l'ai trouvé succulente .

 En Ouazazrte la plupart des gens semblaient vivre dans des maisons d'argile séchée et au loin nous pouvions voir les kasbahs. La plupart de la ville était à l'intérieur d'une forteresse au murailles élevées. Nous avons décidé de rester à l'exterieur, je ne sentais pas le besoin d'y entrer, j'étais vraiment intimidés par les murailles élevées.

Dans le désert du Sahara, a Ouazazarte, il n'y avait pas de dunes de sable, le sol était principalement rocheux. J'ai vu des palmiers loin a l'horizon. Les arbres semblaient si proche mais une fois qu'on a commencé à marcher, nous avons réalisé que l'oasis était très loin. La chaleur de l'été du désert était assommante et étouffante, la température s'élevait probablement à 45 degree celcius ou plus. Nous n'avions pas d'eau pour nous rafraichir. Nous nous sommes précipités vers la ville et nous avons aspiré deux ou trois bouteilles de boisson gazeuse en quelques instants.

Nous avons pris le bus pour revenir à travers les montagnes de l'Atlas et nous avons pris le train pour prendre le traversier vers l'Europe.

En sortant, vous devez vous arrêter à Tanger. Je savais que je ne serais pas de retour en Afrique pendant un certain temps. Je suis allé acheter quelques cadeaux. Il y avait un tas de gens près du comptoir pour te distraire. Quand je suis arrivé en Espagne de nombreux cadeaux que j'avait achetés n'étaient pas dans mon sac du magasin. J'ai réalisé alors que le marchand faisait semblant de ranger mes achats dans le sac mais il les cachait hors de ma vue. D'une certaine manière j'ai été heureux de visiter ce pays exotique, mais j' étais également très heureux de partir.

Nous nous sommes dépêchés de sortir du pays car mon cousin Alcides Candido allait se marier et nous ne voulions pas arriver en retard. Dave, une fois arrivé au Canada lui qui avait bu de l'eau insalubre, il a dû être hospitalisé et traité au Canada. Il avait attrappé la maladie hepetatis B.

Couché de soleil sur la Place Djemaa el Fna à Marrakech
Couché de soleil sur la Place Djemaa el Fna à Marrakech

La place exotique Place Djemaa el Fna à Marrakech
La place exotique Place Djemaa el Fna à Marrakech

Boucherie, chèvre en plein soleil
Boucherie, chèvre en plein soleil

Le traversier de Tangier au Maroc vers l'Espagne
Le traversier de Tangier au Maroc vers l'Espagne

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